Sur cette page
- Qu’est-ce que le bitcoin, simplement ?
- Comment fonctionne le réseau Bitcoin ?
- Pourquoi n’y aura-t-il jamais plus de 21 millions de bitcoins ?
- Qu’est-ce que le halving du bitcoin ?
- Combien coûte une transaction en bitcoin ?
- Le bitcoin est-il anonyme ?
- Combien de Français détiennent du bitcoin ou d’autres cryptos ?
- Comment le bitcoin est-il encadré en France et en Belgique ?
- Quels sont les risques du bitcoin ?
- Comment acheter et conserver du bitcoin en France ?
- Questions fréquentes
- Registre des sources
Le bitcoin est une monnaie numérique qui circule sans banque ni État émetteur, sur un réseau d’ordinateurs ouvert à tous. Son nombre d’unités est plafonné à 21 millions, ses règles sont écrites dans un logiciel libre et chaque transaction est inscrite dans un registre public, la blockchain. Cette page explique comment il fonctionne, d’où vient sa rareté, ce que sont les frais et le halving, comment il est encadré en France et quelle place il occupe chez les épargnants français.
Qu’est-ce que le bitcoin, simplement ?
Le bitcoin est à la fois un réseau de paiement et l’unité de compte qui y circule. Il a été décrit en octobre 2008 par une personne ou un groupe signant Satoshi Nakamoto, dans un document de neuf pages intitulé « Bitcoin: A Peer-to-Peer Electronic Cash System ». L’idée : permettre d’envoyer de l’argent directement d’une personne à une autre, sans passer par une institution financière.
Le problème à résoudre était la double dépense : comment empêcher qu’un même fichier numérique soit dépensé deux fois, sans tiers de confiance pour tenir les comptes ? La réponse de Nakamoto est un registre partagé par tous les participants, dans lequel les transactions sont horodatées et enchaînées par une preuve de travail. Pour réécrire le passé, il faudrait refaire tout ce travail, ce qui devient vite hors de portée.
| Caractéristique | Bitcoin | Euro sur un compte bancaire |
|---|---|---|
| Émetteur | Aucun : création programmée par le protocole | Banque centrale et banques commerciales |
| Quantité maximale | 21 millions de BTC | Aucune limite fixe |
| Registre | Public, partagé par des milliers de nœuds | Privé, tenu par chaque banque |
| Divisibilité | 8 décimales (0,00000001 BTC, le « satoshi ») | 2 décimales (le centime) |
| Annulation d’un paiement | Impossible une fois confirmé | Possible dans certains cas |
| Garantie des dépôts | Aucune | Jusqu’à 100 000 € par banque et par client |
Comment fonctionne le réseau Bitcoin ?
Les transactions sont regroupées en blocs, ajoutés environ toutes les dix minutes par des mineurs. Chaque mineur cherche, par calcul, un nombre qui rend l’empreinte du bloc conforme à une cible : c’est la preuve de travail. Le premier qui trouve ajoute le bloc et reçoit une récompense en bitcoins neufs plus les frais des transactions. Le réseau ajuste la difficulté pour garder ce rythme.
Les nœuds, des ordinateurs qui font tourner le logiciel Bitcoin, vérifient chaque bloc selon les mêmes règles et rejettent ceux qui trichent. N’importe qui peut en faire tourner un. Personne ne contrôle le protocole : selon bitcoin.org, Satoshi Nakamoto a quitté le projet fin 2010, et les évolutions passent par un long processus de consensus entre développeurs, mineurs et utilisateurs.
- Blockchain : la chaîne de tous les blocs depuis le premier, publique et consultable.
- Adresse : l’équivalent d’un numéro de compte, dérivé d’une clé publique. Une adresse moderne commence souvent par « bc1 ».
- Clé privée : le secret qui permet de dépenser les bitcoins d’une adresse. Qui la détient contrôle les fonds.
- Confirmation : une transaction est considérée comme sûre après son inclusion dans un bloc, puis davantage à chaque bloc suivant.
Pourquoi n’y aura-t-il jamais plus de 21 millions de bitcoins ?
Parce que le protocole fixe la récompense des mineurs et la divise par deux à intervalles réguliers. Bitcoin.org rappelle que le plafond est de 21 millions de bitcoins : une fois atteint, l’émission cesse. La quasi-totalité aura été créée bien avant la fin, car la récompense diminue de moitié tous les 210 000 blocs, soit environ tous les quatre ans.
Cette rareté programmée est l’argument principal de ses partisans. Elle ne garantit pas une valeur : le prix dépend uniquement de ce que des acheteurs acceptent de payer, et il a connu des baisses de plus de moitié à plusieurs reprises. Rareté ne veut pas dire stabilité.
Qu’est-ce que le halving du bitcoin ?
Le halving, ou division par deux, est le moment où la récompense versée aux mineurs pour chaque bloc est réduite de moitié. Il intervient tous les 210 000 blocs. Le dernier a eu lieu le 20 avril 2024, au bloc 840 000 : la récompense est passée de 6,25 à 3,125 bitcoins par bloc. Le suivant est attendu vers 2028, au bloc 1 050 000.
| Halving | Date | Bloc | Récompense après |
|---|---|---|---|
| Lancement | 3 janvier 2009 | 0 | 50 BTC |
| 1er halving | 28 novembre 2012 | 210 000 | 25 BTC |
| 2e halving | 9 juillet 2016 | 420 000 | 12,5 BTC |
| 3e halving | 11 mai 2020 | 630 000 | 6,25 BTC |
| 4e halving | 20 avril 2024 | 840 000 | 3,125 BTC |
| 5e halving (prévu) | Vers 2028 | 1 050 000 | 1,5625 BTC |
À long terme, la rémunération des mineurs reposera de plus en plus sur les frais de transaction plutôt que sur les bitcoins neufs. C’est l’une des grandes questions ouvertes du modèle économique de Bitcoin.
Combien coûte une transaction en bitcoin ?
Les frais ne dépendent pas du montant envoyé mais de la taille de la transaction en octets et de la demande sur le réseau au moment de l’envoi. Ils s’expriment en satoshis par octet virtuel. Selon bitcoin.org, la plupart des transactions coûtent peu, et payer plus permet d’être confirmé plus vite. En période d’affluence, les frais peuvent grimper nettement.
Sur une plateforme, vous ne voyez souvent qu’un frais de retrait forfaitaire, qui inclut ou non les frais de réseau. Paymium, par exemple, propose un retrait gratuit en environ 24 heures ou un retrait rapide pour 0,00004 BTC. Pour les petits paiements fréquents, le réseau Lightning, une couche construite au-dessus de Bitcoin, permet des transferts quasi instantanés à très faible coût. Notre article anglais sur le réseau Lightning l’explique en détail.
Le bitcoin est-il anonyme ?
Non. Bitcoin est pseudonyme : les adresses ne portent pas de nom, mais toutes les transactions sont publiques et traçables pour toujours. Bitcoin.org le rappelle : les paiements laissent des traces publiques. Dès qu’une adresse est reliée à une identité, par exemple lors d’un achat sur une plateforme qui a vérifié votre identité, tout l’historique de cette adresse peut être analysé.
En Europe, les plateformes agréées MiCA vérifient l’identité de leurs clients et appliquent la règle du voyage : chaque transfert est accompagné des informations sur l’expéditeur et le bénéficiaire, et au-delà de 1 000 € vers un portefeuille personnel, la plateforme vérifie que l’adresse vous appartient. Depuis 2026, DAC8 organise en plus la transmission de vos opérations au fisc.
Combien de Français détiennent du bitcoin ou d’autres cryptos ?
Selon une étude menée par l’institut Audirep au printemps 2023 pour l’OCDE et l’AMF, et publiée en novembre 2023 dans la Lettre de l’Observatoire de l’épargne de l’AMF, 9 % des Français adultes détiennent des crypto-actifs à titre individuel, contre 7 % pour les actions cotées. Les crypto-actifs sont donc plus répandus que les actions en direct dans la population adulte.
La même étude montre que beaucoup de nouveaux investisseurs arrivés depuis 2020 se sont tournés vers les crypto-actifs. L’AMF observe aussi que ces nouveaux investisseurs s’informent largement en ligne, y compris auprès d’influenceurs, ce qui l’a conduite à renforcer ses messages de prévention. Les chiffres plus récents publiés par des associations professionnelles ou des plateformes utilisent d’autres méthodes et ne sont pas directement comparables.
Comment le bitcoin est-il encadré en France et en Belgique ?
Le bitcoin lui-même n’a pas d’émetteur et n’est pas régulé comme un produit. Ce sont les prestataires qui le proposent qui le sont : depuis le 1er juillet 2026, une plateforme qui vend du bitcoin à un résident français doit être agréée au titre du règlement européen MiCA. L’AMF comptait 31 prestataires agréés en France et 283 dans l’Union dans son communiqué du 6 juillet 2026.
Le bitcoin n’a pas cours légal en France : un commerçant n’est pas tenu de l’accepter. Côté fiscal, la vente de bitcoin contre des euros par un particulier est imposée à 31,4 % en 2026 (12,8 % d’impôt plus 18,6 % de prélèvements sociaux), avec une exonération si le total des cessions de l’année ne dépasse pas 305 €. La Belgique taxe désormais les plus-values à 10 % au-delà de 10 000 € par an. Détails sur notre page fiscalité et notre page MiCA.
Quels sont les risques du bitcoin ?
Les risques principaux sont la volatilité, la perte d’accès et la fraude. Le cours peut perdre une large part de sa valeur en quelques semaines. Une clé privée ou une phrase de récupération perdue rend les fonds définitivement inaccessibles. Et le bitcoin est l’appât favori des escroqueries : faux placements, faux supports, fausses plateformes listées par l’AMF.
- Volatilité : aucune valeur garantie, aucun revenu versé.
- Erreur irréversible : un envoi vers une mauvaise adresse ne s’annule pas.
- Plateforme : faillite, piratage ou fermeture ; vérifiez l’agrément et lisez notre page sécurité.
- Arnaques : l’AMF publie une liste noire des sites crypto non autorisés, mise à jour le 8 octobre 2026.
Comment acheter et conserver du bitcoin en France ?
Ouvrez un compte sur une plateforme agréée MiCA qui sert la France, déposez des euros par virement SEPA, passez un ordre d’achat, puis décidez si vous gardez vos bitcoins sur la plateforme ou si vous les transférez vers un portefeuille personnel. Pour un montant important conservé longtemps, un portefeuille matériel réduit les risques liés à la plateforme.
Notre guide pas à pas comment acheter du bitcoin en France détaille chaque étape et les frais. Le choix du portefeuille est expliqué sur notre page des portefeuilles et le comparatif Ledger ou Trezor. La version anglaise de cette page, avec les données d’offre et de minage, est sur Bitcoin explained. Retour à l’accueil CoinChoose en français.
Le bitcoin est un actif volatil et peut perdre tout ou partie de sa valeur. Cette page est explicative et ne constitue pas un conseil financier.
Questions fréquentes
Qui a créé le bitcoin ?
Une personne ou un groupe signant Satoshi Nakamoto, qui a publié le livre blanc du bitcoin en octobre 2008 et lancé le réseau en janvier 2009, avant de quitter le projet fin 2010. Son identité reste inconnue.
Peut-on acheter moins d’un bitcoin ?
Oui. Un bitcoin est divisible jusqu’à 8 décimales, soit 0,00000001 BTC. Les plateformes permettent d’acheter pour quelques euros.
Quand aura lieu le prochain halving ?
Vers 2028, au bloc 1 050 000. La récompense des mineurs passera alors de 3,125 à 1,5625 bitcoin par bloc.
Le bitcoin est-il légal en France ?
Oui. Détenir, acheter et vendre du bitcoin est légal. Les plateformes qui en proposent doivent être agréées au titre de MiCA, et les plus-values sont imposables.
Le bitcoin a-t-il cours légal en France ?
Non. Aucun commerçant n’est obligé de l’accepter, contrairement à l’euro. Un paiement en bitcoin est par ailleurs une cession imposable pour un particulier.
Registre des sources
- 01Bitcoin.org : Bitcoin, a Peer-to-Peer Electronic Cash System (Satoshi Nakamoto)bitcoin.org
- 02Bitcoin.org : Foire aux questionsbitcoin.org
- 03AMF : Lettre de l'Observatoire de l'épargne n° 54, nouveaux investisseurs en Franceamf-france.org
- 04AMF : Crypto-actifs, la fin de la période de transition entre la loi Pacte et le règlement européen MiCAamf-france.org
- 05impots.gouv.fr : Brochure pratique IR 2026, Plus-values et gains diversimpots.gouv.fr
- 06Paymium : Fraispaymium.com
- 07EUR-Lex : Règlement (UE) 2023/1113 (règle du voyage)eur-lex.europa.eu
- 08AMF : Listes noires et mises en gardeamf-france.org
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