Sur cette page
- Comment les cryptomonnaies sont-elles imposées en France en 2026 ?
- Comment calculer sa plus-value crypto avec la formule française ?
- Le seuil de 305 euros dispense-t-il de déclarer ?
- Quels formulaires remplir pour déclarer ses cryptos en France ?
- Faut-il choisir le barème progressif plutôt que la flat tax ?
- Que faire d’une moins-value crypto en France ?
- Quand l’activité crypto devient-elle professionnelle en France ?
- Comment les cryptos sont-elles imposées en Belgique depuis 2026 ?
- Les cryptomonnaies sont-elles imposées en Suisse ?
- Que change DAC8 pour les détenteurs de cryptos en France et en Belgique ?
- Quel calendrier retenir pour la déclaration 2026 et 2027 ?
- Questions fréquentes
- Registre des sources
Trois pays francophones, trois logiques fiscales très différentes. En France, chaque vente de cryptomonnaie contre des euros peut déclencher un impôt forfaitaire. En Belgique, une taxe de 10 % sur les plus-values existe depuis 2026. En Suisse, les gains privés restent en principe exonérés, mais la fortune est imposée. Cette page détaille les règles, les formulaires et les échéances de chaque pays, avec des exemples chiffrés en euros et en francs suisses. Elle décrit le droit en vigueur à novembre 2026 et ne remplace pas l’avis d’un fiscaliste pour une situation particulière.
| Pays | Fait générateur pour un particulier | Taux de base | Seuil ou abattement | Déclaration |
|---|---|---|---|---|
| France | Vente contre euros, achat d’un bien ou d’un service ; l’échange crypto contre crypto est en sursis | 12,8 % d’impôt + 18,6 % de prélèvements sociaux, soit 31,4 % | Exonération si le total des prix de cession de l’année ne dépasse pas 305 € | Formulaire 2086, case 3AN ou 3BN de la 2042 C, formulaire 3916-bis pour les comptes à l’étranger |
| Belgique | Plus-value réalisée à partir du 1er janvier 2026 dans la gestion normale du patrimoine privé | 10 % | Exonération de 10 000 € par an (indexée), report possible jusqu’à 15 000 € | Retenue par un intermédiaire belge, sinon auto-déclaration |
| Suisse | Gain en capital privé non imposé ; la fortune et les rendements le sont | Impôt sur la fortune cantonal et communal | Aucun pour la fortune (barème cantonal) | Valeur au 31 décembre dans l’état des titres |
Comment les cryptomonnaies sont-elles imposées en France en 2026 ?
En France, les plus-values réalisées à titre occasionnel par un particulier relèvent de l’article 150 VH bis du Code général des impôts. Elles sont imposées à 12,8 % d’impôt sur le revenu, auxquels s’ajoutent les prélèvements sociaux, portés à 18,6 % par la loi de financement de la sécurité sociale pour 2026. Le total atteint 31,4 %. Seules les cessions contre des euros ou contre un bien ou un service déclenchent l’impôt.
La brochure pratique de l’impôt sur le revenu 2026 publiée par la DGFiP précise le champ : sont imposables les cessions d’actifs numériques réalisées depuis le 1er janvier 2019 « en contrepartie d’une monnaie ayant cours légal », de l’échange d’un bien autre qu’un actif numérique, d’un service ou d’un échange avec soulte. Les échanges sans soulte entre deux actifs numériques sont des opérations intercalaires : ils bénéficient d’un sursis d’imposition et n’ont pas à être déclarés.
La hausse des prélèvements sociaux vient de la CSG sur les revenus du patrimoine, passée de 9,2 % à 10,6 %. Avec la CRDS (0,5 %) et le prélèvement de solidarité (7,5 %), on obtient 18,6 %. Selon la presse spécialisée, cette hausse s’applique déjà aux plus-values mobilières et crypto réalisées en 2025 et déclarées au printemps 2026. Les revenus fonciers et l’assurance vie restent, eux, à l’ancien taux, mais les actifs numériques ne figurent pas dans ces exceptions.
Quelles opérations déclenchent l’impôt, et lesquelles non ?
- Imposable : vendre du bitcoin contre des euros sur une plateforme, payer un bien ou un service en cryptomonnaie, échanger une cryptomonnaie contre un bien en nature.
- Non imposable au moment de l’opération : échanger du bitcoin contre de l’ether, ou un jeton contre un autre, sans recevoir d’euros (sursis d’imposition).
- Non imposable : acheter des cryptomonnaies avec des euros, les transférer de la plateforme vers votre propre portefeuille, les conserver sans les vendre.
Comment calculer sa plus-value crypto avec la formule française ?
La France n’utilise ni la méthode du premier entré, premier sorti, ni un calcul ligne par ligne. La plus-value se calcule sur l’ensemble du portefeuille : prix de cession moins le prix total d’acquisition multiplié par le rapport entre le prix de cession et la valeur globale du portefeuille au moment de la vente. Tous vos actifs numériques, toutes plateformes et portefeuilles confondus, comptent dans cette valeur globale.
La formule figure au III de l’article 150 VH bis du CGI, reprise par impots.gouv.fr :
Plus-value = prix de cession − (prix total d’acquisition du portefeuille × prix de cession ÷ valeur globale du portefeuille juste avant la cession)
Exemple chiffré en euros
Exemple illustratif : vous avez investi au total 10 000 € en cryptomonnaies au fil des années. Le jour où vous vendez pour 3 000 € de bitcoin, l’ensemble de vos actifs numériques vaut 15 000 €.
- Fraction du prix d’acquisition imputée : 10 000 × 3 000 ÷ 15 000 = 2 000 €.
- Plus-value : 3 000 − 2 000 = 1 000 €.
- Impôt au taux forfaitaire : 1 000 × 31,4 % = 314 €.
- Pour la cession suivante, le prix total d’acquisition retenu n’est plus que de 8 000 € (10 000 − 2 000).
Les achats faits ensuite augmentent ce prix total d’acquisition. Les échanges crypto contre crypto ne le modifient pas. Ce mécanisme impose de connaître la valeur de tout votre portefeuille à chaque vente contre des euros, d’où l’intérêt d’exporter régulièrement l’historique de chaque plateforme.
Le seuil de 305 euros dispense-t-il de déclarer ?
Non. Le seuil de 305 € dispense d’impôt, pas de déclaration. Les foyers dont la somme des prix de cession de l’année ne dépasse pas 305 € sont exonérés. Au-delà, l’ensemble des cessions est imposable, pas seulement la fraction qui dépasse. La DGFiP demande de joindre le formulaire 2086 à la déclaration de revenus même lorsque le total des cessions reste sous 305 €.
Le seuil porte sur les prix de cession, pas sur les gains. Vendre pour 400 € de cryptomonnaies avec une plus-value de 20 € rend donc ces 20 € imposables. Le calcul se fait au niveau du foyer fiscal : les cessions des deux membres d’un couple marié ou pacsé s’additionnent.
Quels formulaires remplir pour déclarer ses cryptos en France ?
Deux formulaires principaux s’appliquent. Le 2086 détaille chaque cession imposable et calcule la plus-value nette de l’année, reportée en case 3AN de la déclaration 2042 C (ou 3BN en cas de moins-value). Le 3916-bis déclare chaque compte d’actifs numériques ouvert, détenu, utilisé ou clos auprès d’une plateforme établie à l’étranger, qu’il y ait eu vente ou non.
| Formulaire | À quoi il sert | Quand le remplir |
|---|---|---|
| 2086 | Détail des cessions et calcul de la plus-value ou moins-value nette | Dès qu’il y a eu une cession imposable dans l’année |
| 2042 C, cases 3AN / 3BN | Report du résultat net | Rempli automatiquement en ligne à partir du 2086 |
| 2042 C, case 3CN | Option pour le barème progressif | Seulement si le barème est plus favorable que 12,8 % |
| 3916-bis | Déclaration des comptes d’actifs numériques détenus à l’étranger | Chaque année, même sans vente, pour chaque compte concerné |
En ligne, l’annexe 2086 se trouve à l’étape 3, dans « Déclarations annexes ». Le 3916-bis peut être envoyé par la messagerie sécurisée de l’espace particulier, ou les références du compte peuvent être indiquées dans la rubrique « autres renseignements ». La base légale est l’article 1649 bis C du CGI. Une plateforme dont la société est établie hors de France (Coinbase au Luxembourg, Kraken en Irlande, Bitpanda en Autriche) compte comme un compte à l’étranger, même si l’interface est en français.
Faut-il choisir le barème progressif plutôt que la flat tax ?
L’option pour le barème progressif se coche en case 3CN de la 2042 C. Elle n’est intéressante que si votre tranche marginale d’imposition est de 0 % ou 11 %, puisque les prélèvements sociaux de 18,6 % restent dus dans tous les cas. Elle est globale pour toutes les plus-values crypto du foyer de l’année et indépendante de l’option qui vaut pour les dividendes et les actions.
La brochure 2026 décrit cette option comme « expresse et irrévocable » pour l’année concernée. Faites la simulation sur le simulateur officiel avant de cocher la case : pour un foyer dans la tranche à 30 %, le barème coûte plus cher que les 12,8 % forfaitaires.
Que faire d’une moins-value crypto en France ?
Les moins-values compensent les plus-values de la même année réalisées par tous les membres du foyer. Si le résultat net de l’année est négatif, il se déclare en case 3BN, mais il n’est ni imputable sur d’autres gains (actions, immobilier) ni reportable sur les années suivantes. Une perte crypto de 2025 ne réduit donc pas l’impôt sur une plus-value crypto de 2026.
Quand l’activité crypto devient-elle professionnelle en France ?
Depuis le 1er janvier 2023, les gains tirés d’opérations sur actifs numériques réalisées dans des conditions analogues à celles d’un professionnel, c’est-à-dire de manière habituelle, relèvent des bénéfices non commerciaux (BNC) et du barème progressif, et non plus du régime des particuliers. Le minage suit aussi des règles propres. La frontière dépend des faits : fréquence, montants, outils utilisés.
Un épargnant qui achète régulièrement du bitcoin et vend de temps en temps reste dans le régime de l’article 150 VH bis. En cas de doute sur un volume élevé d’opérations quotidiennes, l’avis d’un avocat fiscaliste ou d’un expert-comptable est utile avant la déclaration.
Comment les cryptos sont-elles imposées en Belgique depuis 2026 ?
La Belgique a créé une taxe de 10 % sur les plus-values des actifs financiers, cryptomonnaies comprises. La loi, adoptée le 3 avril 2026 et publiée au Moniteur belge le 21 avril 2026, vise les plus-values réalisées à partir du 1er janvier 2026. Chaque contribuable dispose d’une exonération annuelle de 10 000 €, indexée. Les stablecoins, les jetons de monnaie électronique et certains NFT sont aussi visés.
Points clés du nouveau régime :
- Valeur de référence : les plus-values latentes acquises avant 2026 ne sont pas taxées. Pour un actif coté, la valeur de départ est le cours de clôture au 31 décembre 2025. Une valeur d’acquisition historique plus élevée peut être utilisée jusqu’au 31 décembre 2030, si elle est prouvée.
- Report de l’exonération : la part non utilisée peut être reportée pendant cinq ans, à raison de 1 000 € par an, pour un maximum de 15 000 € par personne (30 000 € pour un couple).
- Prélèvement : une banque ou un intermédiaire belge retient en principe les 10 %, avec une retenue qui commence le 1er juin 2026. Avec une plateforme étrangère, ce qui est le cas de la plupart des plateformes crypto, vous déclarez vous-même la plus-value dans votre déclaration fiscale.
- Régime spéculatif : une opération qui sort de la gestion normale d’un patrimoine privé reste taxable à 33 %. Une activité professionnelle relève de l’impôt sur les revenus professionnels.
Exemple belge
Exemple illustratif : en 2026, vous réalisez 12 000 € de plus-values nettes sur des cryptomonnaies conservées depuis 2024. L’exonération de 10 000 € s’applique d’abord. Les 2 000 € restants sont taxés à 10 %, soit 200 €. La plus-value se calcule depuis la valeur au 31 décembre 2025, et non depuis votre prix d’achat de 2024, sauf si ce prix historique était plus élevé.
Les cryptomonnaies sont-elles imposées en Suisse ?
En Suisse, le gain réalisé en vendant des cryptomonnaies détenues dans la fortune privée n’est pas soumis à l’impôt sur le revenu, et les pertes ne sont pas déductibles. En revanche, la valeur des cryptomonnaies au 31 décembre est soumise à l’impôt sur la fortune, et les rendements (staking, minage, prêts, airdrops) sont imposés comme revenu au moment où vous les recevez.
L’Administration fédérale des contributions publie chaque année sur la plateforme ICTax les cours fiscaux de fin d’année des principales cryptomonnaies, calculés comme une moyenne de plusieurs plateformes. Depuis la période fiscale 2023, ces cours figurent dans un fichier « Crypto-monnaies » dédié. Le canton de Genève indique que, pour une cryptomonnaie absente d’ICTax, on retient le cours du 31 décembre sur une plateforme de négociation, et à défaut la valeur d’acquisition. Le cours se convertit en francs suisses et se multiplie par le nombre d’unités détenues.
Exemple illustratif : vous détenez au 31 décembre 0,5 BTC, et le cours ICTax retenu pour l’année est de 80 000 CHF. Vous déclarez 40 000 CHF dans l’état des titres. L’impôt dû dépend du barème de votre canton et de votre commune, appliqué à l’ensemble de votre fortune nette.
Quand le gain devient-il imposable en Suisse ?
Le gain devient imposable si l’administration considère que vous exercez une activité lucrative indépendante, y compris quasi professionnelle : opérations très fréquentes, durées de détention courtes, recours à l’emprunt ou à l’effet de levier, gains représentant une part importante du revenu. Dans ce cas, les gains sont imposés comme revenu d’activité et les pertes comptabilisées deviennent déductibles. Les cantons appliquent les critères de l’AFC au cas par cas.
Que change DAC8 pour les détenteurs de cryptos en France et en Belgique ?
La directive européenne DAC8 (2023/2226) oblige les prestataires de services sur crypto-actifs à collecter, depuis le 1er janvier 2026, des données sur leurs clients résidents de l’Union et leurs opérations, puis à les transmettre au fisc. Les données de l’année 2026 doivent être échangées entre administrations dans les neuf mois qui suivent la fin de l’année, soit vers fin septembre 2027.
Concrètement, la DGFiP et le SPF Finances recevront à partir de 2027 les informations des plateformes établies dans d’autres pays de l’Union, comme Coinbase au Luxembourg ou Kraken en Irlande. Les prestataires qui ne sont pas agréés dans l’Union mais servent des clients européens doivent aussi s’enregistrer dans un État membre pour déclarer. Les écarts entre ces données et votre déclaration deviendront plus faciles à repérer : conservez dès maintenant vos historiques d’opérations complets.
Quel calendrier retenir pour la déclaration 2026 et 2027 ?
En France, les cessions réalisées pendant une année civile se déclarent au printemps suivant, avec la déclaration de revenus, et le 3916-bis suit la même échéance. En Belgique, le nouveau régime touche pour la première fois les plus-values réalisées en 2026, déclarées en 2027. En Suisse, la fortune au 31 décembre se déclare avec la déclaration d’impôt cantonale de l’année suivante.
- Exportez chaque année l’historique complet de chaque plateforme (achats, ventes, échanges, frais) au format CSV.
- Notez la valeur globale de votre portefeuille à chaque vente contre des euros (France).
- Gardez une copie de la valeur au 31 décembre 2025 de vos positions (Belgique) et au 31 décembre de chaque année (Suisse).
- Listez les plateformes dont la société est établie hors de votre pays : en France, ce sont des comptes à déclarer sur le 3916-bis.
Pour savoir quelles plateformes sont autorisées à servir les résidents français, consultez notre page sur les plateformes crypto agréées MiCA. Pour comprendre la différence entre stablecoins en euros et en dollars, qui compte pour le fait générateur, voyez USDT, USDC ou EURC. Le cadre réglementaire européen est expliqué sur notre page MiCA, et les étapes d’un premier achat sur comment acheter du bitcoin en France. Retour à l’accueil CoinChoose en français.
Les crypto-actifs sont volatils. Cette page explique les règles fiscales et ne constitue pas un conseil financier ni fiscal personnalisé.
Questions fréquentes
Faut-il payer des impôts si je n’ai jamais vendu mes cryptos ?
En France, non : acheter et conserver ne déclenche aucun impôt. Il faut toutefois déclarer chaque année sur le formulaire 3916-bis les comptes ouverts auprès de plateformes établies à l’étranger, même sans vente.
Échanger du bitcoin contre de l’ether est-il imposable en France ?
Non. Les échanges sans soulte entre actifs numériques bénéficient d’un sursis d’imposition et ne se déclarent pas. L’impôt intervient seulement lors d’une cession contre des euros, un bien ou un service.
Quel est le taux d’imposition des cryptos en France en 2026 ?
Le taux forfaitaire est de 12,8 % d’impôt sur le revenu plus 18,6 % de prélèvements sociaux, soit 31,4 %. L’option pour le barème progressif, en case 3CN, ne concerne que la part de 12,8 %.
Un compte Coinbase ou Kraken est-il un compte à l’étranger ?
Oui pour la déclaration 3916-bis : Coinbase sert l’Europe depuis le Luxembourg et Kraken depuis l’Irlande. C’est le lieu d’établissement de la société qui compte, pas la langue de l’application.
Les plus-values crypto antérieures à 2026 sont-elles taxées en Belgique ?
Non. La nouvelle taxe de 10 % ne vise que les plus-values réalisées à partir du 1er janvier 2026, calculées en principe depuis la valeur au 31 décembre 2025.
Doit-on déclarer ses cryptos en Suisse si on ne vend pas ?
Oui. Les cryptomonnaies font partie de la fortune imposable et se déclarent à leur valeur au 31 décembre, en francs suisses, en général avec le cours publié par l’AFC sur ICTax.
Registre des sources
- 01impots.gouv.fr : Brochure pratique IR 2026, Plus-values et gains diversimpots.gouv.fr
- 02impots.gouv.fr : Comment déclarer les plus ou moins-values sur cessions d'actifs numériques ?impots.gouv.fr
- 03impots.gouv.fr : Modalités de déclaration des comptes d'actifs numériques détenus à l'étrangerimpots.gouv.fr
- 04BOFiP : Régime d'imposition des cessions d'actifs numériques (ACTU-2019-00174)bofip.impots.gouv.fr
- 05Weblex : Taux des prélèvements sociaux 2026weblex.fr
- 06Moneyvox : Déclaration impôts 2026, la hausse de la CSG à 10,6 % sur les placementsmoneyvox.fr
- 07RSM Belgique : Loi introduisant une taxe sur les plus-values des actifs financiersrsm.global
- 08République et canton de Genève : Imposition des particuliers détenant des cryptomonnaiesge.ch
- 09EUR-Lex : Directive (UE) 2023/2226 du Conseil (DAC8)eur-lex.europa.eu
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